Présentation

Mileg 

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Après une vie professionnelle que l’on pourrait penser éloignée du milieu de l’Art, j’ai entamé une « seconde vie » d’artiste peintre. Eloignée donc, mais liée, puisque les 20 dernières années de cette carrière furent consacrées, dans le milieu hospitalier psychiatrique, à la gestion, entre autres, d’expositions artistiques. Des artistes professionnels acceptaient de présenter leur travail dans le cadre des services extra-hospitaliers, permettant de réaliser un lien riche avec les patients en réinsertion. Ce milieu, les humains qui le constituaient, ainsi que la tâche qui m’était confiée, m’ont enrichie et toujours permis de garder vivante la fibre artistique qui m’animait.

 

Depuis une dizaine d’années, j’ai pu mettre en pratique ce qui me tenait à cœur et que j’entretenais depuis des années personnellement, sans le vivre pleinement. J’ai commencé à exposer en 2011. D’abord, petits concours locaux dans la région qui était la mienne à l’époque, puis par la suite, une candidature au Salon des Artistes Français à Paris où j’ai été sélectionnée. Cela m’a encouragée à continuer mes présentations. J’ai eu l’honneur d’être sélectionnée dans d’autres salons : comme le Salon Artistique International de Haute Loire, le GMAC Paris Bastille, la Société Nationale des Beaux-Arts Paris, le Salon Arts 3f Nantes, le Salon d’Arts Plastiques de La Rochelle… Une œuvre permanente est également présentée dans l’espace public, gare de La Rochelle.

 

Arrivée en 2013 sur la commune de La Rochelle où je réside définitivement à présent, je continue les expositions locales et réserve une place annuelle à un Salon parisien, si j’ai l’honneur d’être sélectionnée.

 

Autodidacte, j’expérimente les matières et surtout les sables dont les textures me passionnent. J’utilise l’acrylique sur toile ou bois et y insère, en plus des sables, des matières minérales, (lapillis volcaniques, pierres, ardoises) avec une grande préférence pour les sables. Ma pratique m’a permis de les utiliser de diverses manières. Après de nombreux tâtonnements, j’adapte à présent mes inclusions en fonction de la granulométrie des sables à l’aide de médiums variés (liants, mortiers, pates à structure…) pour réaliser des compositions graphiques diversifiées.

 

Les sables sont invités mais ne recouvrent jamais la totalité du support, la charge intervient en dernier, le travail de peinture restant à la base de la réalisation. L’acrylique me permet des insertions abouties, ce que ne pourrait pas m’apporter l’huile. Je reste très attachée aux couleurs mates, qui sont pourtant plus difficiles et délicates à travailler à mon sens mais me satisfont davantage.

 

Mes sables proviennent du monde entier, leurs couleurs naturelles sont conservées, même s’ils sont inclus dans des fonds acryliques de nuance proche. Ils sont de chacune de mes compositions. Je dispose d’une « sablothèque » que j’ai alimentée depuis des années, lors de voyages en terres proches ou éloignées. Je suis cependant toujours restée respectueuse de l’environnement et ne prélève que de très petites quantités. Très peu de matière suffit d’ailleurs pour la réalisation d’un grand format.

Je ne suis pas une véritable arénophilemais je collectionne les sables depuis longtemps pour leur palette de couleurs, la diversité de leur granulométrie, la sensualité de leur contact…

 

DEMARCHE ARTISTIQUE

 

Ma thématique s’appuie sur une volonté de transmission d’une certaine forme de spiritualité qui m’est chère.

J’aime apposer lors de mes expos ces quelques verbes qui résument ma démarche :

 

Découvrir, ressentir, recueillir

Esquisser, approcher, apprivoiser

S’interroger, transformer, transcrire

Partager, aimer, remercier

 

 J’exprime par deux moyens le métissage sur mes toiles :

  • D’une part l’utilisation de matières premières mêlées provenant de pays différents. Sur une même toile cohabitent des éléments physiques d’origines multiples. Ils se touchent, se mélangent parfois et s’harmonisent simplement créant une unité grâce à leurs richesses respectives
  • D’autre part en réalisant un mélange de paysages improbables, recomposés, recueillis par bribes dans des pays éloignés les uns des autres. Arbres, astres sans nom, terres, mers ou océans se recomposent et se plaisent ensemble, s’harmonisent et s’unissent pour ne faire qu’un sur le support.

       Je tiens à ce symbole fort des matières et des paysages éloignés qui, se rencontrant sur une même toile, se rejoignent, et s’harmonisent…

 

Le baobab est mon thème de prédilection et mon objet d’expression. Après un véritable coup de foudre au Sénégal, il ne m’a jamais quittée. Grâce à la symbolique de cet « arbre à l’envers », (mythologie malgache)je voudrais exprimer lien et osmose entre ciel et terre, matériel et spirituel, circulation entre micro et macrocosme, permanence et impermanence, palpable et impalpable, à travers une ligne d’horizon « fil rouge » de mes compositions. Cet arbre, témoin millénaire, torturé par la terre et par les hommes, mais toujours présent, créature monstrueuse et magnifique, qui fait éclore de si fines fleurs, est une source inépuisable d’inspiration et d’interrogation. Une nécessité d’expression dictée…

 

Il permet à ma thématique de se définir pleinement, s’appuyant sur la conception « des trois mondes »: *

  • le monde matériel, physique, concret, dans lequel nous évoluons, représenté par la partie inférieure de la toile (sables, pierres)
  • le monde subtil, celui de l’imagination, de l’art, de la créativité, celui qui relie les deux autres, celui de notre âme (le baobab, lien entre ciel et terre)
  • le monde de la pure conscience où elle seule existe le « je suis »à l’état pur, l’unité (le ciel dans le tableau)

Les trois concepts étant liés et l’unité ne pouvant exister sans leur communication.

*Cette conception est celle des rishis de l’Inde védique décrite entre autres par le Dr Deepak Chopra

 

Depuis quelques temps, mes baobabs prennent vie et de plus en plus s’acheminent vers la représentation de petits personnages mi-humains, mi-végétaux. Ces « enfants de Gaïa »conservent leurs branches aériennes et leurs racines qui s’insinuent de plus en plus entre ciel et terre, s’infiltrant au plus profond, là où le physique rejoint le subtil.

 

Je travaille également des réalisations où univers spatial et terrestre sont reliés par une composition minérale centrale, qui constitue le lien essentiel, le monde subtil qui unit les énergies qui ne pourraient exister sans lui.

Référencée chez AKOUN – Membre MDA – Oeuvres protégées par ADAGP